Endiablé

EndiabléL »idée géniale de Harold Ramis, réalisateur de « Mafia Blues », a été de proposer à Brendan Fraser, excellent, dans les rôles d’abrutis, ce personnage qui vend son âme au diable sans comprendre que les sept voeux qui lui sont accordés sont en fait systématiquement empoisonnés.

Ce n’est pas le scénario lui-même qui fait rire, ce sont les surprenants personnages incarnés par le héros (sept vues, sept personnages différents) qui n’arrive pas à comprendre que la situation tournera invariablement à son désavantage. Allez comprendre pourquoi Brendan Fraser, si médiocre dans des rôles sérieux, se retrouve dans son élément dès qu’il incarne un crétin notoire (voir « Première sortie ») ! Cette comédie ne fait pas vraiment preuve d’une grande légèreté mais elle a l’avantage de ne jamais tomber dans la vulgarité. Et si la galerie de personnages incarnés par le héros mène à des situations vraiment amusantes, on regrettera que le film perde un peu de son originalité au fil des scènes. On pourra alors se consoler avec le charme malicieux d’Elizabeth Hurley qui assume à merveille son rôle de Lucifer.

Une comédie de plus à mettre à l’actif d’Harold Ramis qui revisite le mythe de Faust avec une légèreté brillante (et très américaine) qui énervera sûrement autant qu’elle plaira. Une comédie que l’on conseille ne serait-ce que pour la prestation clownesque de Brendan Fraser !

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En pleine tempête

En pleine tempêteSuite à une saison de pêche désastreuse, Billy et toute son équipe partent loin pour attraper une razzia d’espadons. Cependant le mauvais temps risque d’être au rendez vous.

Déception pour ce film de Petersen qui n’atteint pas du tout les objectifs de divertissement et d’intérêt pour un film de ce genre
Sorte de melting pot de différents films (dont notamment Twister), la « tempête parfaite » n’a que peu de personnalité et ce pour plusieurs raisons.

Le choix des acteurs, bien que pas trop mal dans l’ensemble est tout de même plombé par George Clooney que l’on a vu (rarement) plus inspiré. Les autres s’en tirent pas trop mal, mais c’est pas du grand jeu.

Les différentes histoires nous importent vraiment peu. En plein milieu du film, on zappe sur une histoire d’autres marins qui se retrouvent eux aussi dans la tempête. Au lieu d’apporter du sang neuf à l’histoire, c’est une dispersion et cela n’apporte vraiment rien.

Heureusement, la réalisation est à la hauteur mais n’arrive pas à sauver du marasme (n’exagérons pas tout de même) une tempête et des personnages manquant vraiment de charisme. On a parfois envie de se prendre au jeu mais il y a toujours quelque chose pour nous en décoller et pour nous montrer les principaux défauts. Reste les effets spéciaux très réussis; c’est déjà ça…

Un petit divertissement pour une tempête loin d’être parfaite et un été pluvieux à Paris. Très moyen.

Plutôt que d’achever une saison bredouille, un groupe de marins décide de reprendre la mer en mettant le cap sur la zone la plus dangereuse de l’Atlantique, mais aussi la plus riche en poissons. Arrivés à l’endroit, ils découvrent alors qu’ils sont à l’intersection de trois tempêtes différentes.

L’efficacité est au rendez-vous de ce drame « maritime » clairement divisé en deux parties. Les premières 45 minutes installent le décor en nous décrivant la vie de pécheurs en haute-mer. Au contraire de nombreux blockbusters à effets-spéciaux, le réalisateur soigne cette présentation et nous plonge ainsi dans l’ambiance appropriée. Et ce, malgré quelques dialogues crétins incontournables et quelques longueurs.
La deuxième partie du film nous plonge au coeur de l’action. Le schéma traditionnel n’est pas appliqué. On ne suit pas uniquement le groupe de marins pécheurs mais les péripéties indépendantes de tous les protagonistes perdus dans la tempête : un groupe de plaisanciers et leurs secouristes, des militaires. Le résultat est déroutant et le film semble manquer d’une véritable cohésion. Heureusement, la mise en scène reste de bonne qualité bien que parfois un peu confuse. Les effets-spéciaux passent inaperçus mais sont pourtant diablement efficaces en restant constamment au service du film. Enfin, les acteurs nous gratifient d’une prestation correcte, étant servis par un scénario plus solide que ce qu’il en a l’air.

Rafraîchissant, « En Pleine Tempête » se regarde avec plaisir. On regrettera un peu la monotonie du propos mais tenir une heure trente sur une tempête n’était pas si facile et le contrat est finalement rempli haut la main.

L’empire des Loups

L'empire des LoupsAnna Heymes, la trentaine, est l’épouse d’un des plus hauts fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. Depuis plus d’un mois, elle souffre d’hallucinations terrifiantes et de régulières crises d’amnésie, au point de ne plus reconnaître le visage de son propre mari et même de commencer à douter de l’honnêteté de ce dernier. Pendant ce temps, dans le Xe arrondissement, Paul Nerteaux, un capitaine de police acharné, se voit confier une enquête concernant la mort de trois femmes d’origine turque qui travaillaient dans des ateliers clandestins et dont les corps ont été retrouvés atrocement mutilés. Pour l’aider à infiltrer la population turque du quartier, Nerteaux n’a d’autre solution que de faire appel à Jean-Louis Schiffer, un de ses anciens collègues connu pour sa réputation de flic implacable.

Le pire film de l’année pointe le bout de son nez assez tôt. Il s’agit vous l’aurez compris de « L’empire des Loups », un bon gros nanar français en concurrence sérieuse avec « Les rivières pourpres 2 ». Pourtant, au jeu de la comparaison le film d’Olivier Dahan serait « presque » un bon film en comparaison du dernier opus signé Chris Nahon. Une honte à tous les niveaux.

Les qualificatifs négatifs ne manquent pas pour parler de ce navet qu’est « L’empire des Loups ». Une question effleure alors la conscience professionnelle du critique cinéma que je suis, doit-on accorder une large place à un aussi mauvais film ? La réponse est contenue dans la question. Pour exorciser le mauvais sort que semble connaître ces derniers temps le cinéma de genre français, une petite analyse s’impose. À ce jeu, le film de Chris Nahon s’avère un parfait exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de réalisation.

En ce qui concerne le côté purement artistique de la mise en scène, Nahon arrive à systématiquement foutre la gerbe à son public. Entre les phares de voitures qui nous aveuglent, un flou artistique persistant sur presque tous les plans et une caméra parkinsonienne sur toutes les scènes de poursuites, il y a de quoi faire. Ajoutons une pluie persistante très « Seven » et une colorimétrie classieuse hautement surréaliste pour finir de décourager le spectateur conciliant.

Du côté du jeu d’acteur, rien de mieux à l’horizon. Jean Reno en blondasse à chemises à fleurs est totalement en roue libre. Quand aux autres, ils font preuve d’un manque de charisme déconcertant et ne semblent pas plus impliqués que le pauvre spectateur qui ne peut que laisser échapper de petits rires nerveux. Tant d’argent utilisé pour un si piètre résultat, pas étonnant de voir les financiers si peureux en matière d’investissement.

Du côté de l’histoire à proprement parler, rien à sauver non plus. Adapté du plus mauvais Granger, le scénario de « L’Empire des Loups » accomplit la prouesse d’être encore plus incompréhensible et tarabiscoté que l’histoire des « Rivières Pourpres » alors qu’il a été écrit par Granger lui-même. Vu sous cet angle, « Les rivières 2 » seraient même un honnête divertissement. Méchants terroristes turcs, expériences sur le cerveau des autorités françaises et résurrection messianique du personnage de Reno. Trop c’est trop. Surtout que pendant près de 2h10, le temps semble bien long.

Au final, on retient surtout du film le violent pamphlet anti-turc qui en ces temps de questionnement sur l’adhésion de la Turquie à l’UE sonne bizarrement à nos oreilles. Un grand n’importe quoi qui nous fait porter bien peu d’espoir dans l’avenir du cinéma de genre français en général et surtout pour le prochain « Rivières 3 » concocté par le sympathique Florent Emilio-Siri. Enfin l’espoir n’est pas non plus totalement mort…

L’élue

L'élueAbandonnée par sa mère chez sa tante, Cody est l’enfant élue, le messie de retour sur terre. Tout irait bien si une secte sataniste ne venait pas s’en mêler…

Déception pour ce thriller emmené sans entrain par une Kim Basinger à la dérive. « L’élue » rabache des clichés et des déjà vus, à commencer par le scénario. Le messie, l’élu, l’être choisi a beaucoup d’antécédents au cinéma (Matrix dernièrement) et on se demande bien pourquoi avoir décidé d’en remettre une couche sans aucune originalité. « L’élue » semble vouloir jouer sur le tableau de la religion mais Russel ne parvient jamais à y insérer une ambiance mystique. Bien plus inspiré dans « The Mask », il nous sort ici une film inintéressant et soporiphique.

Le casting général est grandement moyen… La star du film, Kim Basinger nous montre ses liftings sous toutes les coutures mais n’est pas dans le coup. Les autres sont tout justes transparents (surtout le flic).
Ce qu’on a du mal à accepter, c’est surtout cette coloration des personnages. Tous les bons sont contre tous les mauvais, et cela ne change pas. Personne n’évolue et on finit par des bons sentiments comme on en a vu déjà des milliers de fois.
Un sentiment vraiment négatif pour ce film qui ne s’annoncait pas si mauvais. Dur dur d’être créatif ?

Elephant

ElephantAuréolé de sa palme 2003, voilà donc le dernier Gus Van Sant, attendu pour de nombreuses raisons. Son thème principal, la tuerie de Colombine, en fait bien sûr un évènement un peu particulier et forcemment politique. L’intervention du cinéma dans un tel sujet de société, traité avec les moyens du cinéma (ce qui n’était pas le cas du documentaire de Michael Moore) est l’un des gros enjeu du film et sans aucun doute ce qui a emmené beaucoup de spectateurs dans les salles.

Gus Van Sant avait déjà traité l’éducation auparavant, notamment dans ‘Will Hunting’ (avec Robin Williams et Matt Damon) et ‘A la recherche de Forrester’ (avec Sean Connery). Cet ‘Elephant’ va traiter l’école d’une manière totalement différente, refusant la plupart du temps de prendre parti. En suivant ces étudiants de dos dans leurs va-et-vient parfois vains, on s’impreigne peu à peu de l’ambiance de ce lycée et de ses petits drames quotidiens.

Superbement filmé et avec une photographie magnifique, ce jour d’automne s’inscrit comme le dernier pour beaucoup. Mais alors que l’on suit ce calme relatif dans ce lycée sans histoire, on suit en parallèle la préméditation du coup qui est montrée de façon un peu caricaturale. On en est même à se demander ce que fustige le réalisateur lorsqu’il les montre jouer aux jeux vidéo ou découvrir Hitler sur un reportage télévisé.

Toute la tuerie prend donc forme de façon un peu déconstruite, voulant nous faire partager l’ambiance plus que nous faire comprendre quoi que ce soit. Et c’est peut-être là le principal défaut du film. Celui de n’être en fait qu’un oeil posé dans ce lycée, filmant de façon très inspirée quelques centaines de lycéens que nous avons déjà cotoyés dans un inconscient collectif.
Pas d’oeuvre politique donc, puisque le message, s’il existe, reste enseveli sous un flot de détails insignifiants mais qui garantissent une immersion totale. Cette fascination un peu hypnotique, créée par cette réalisation originale et sa lenteur rare au cinéma ne doit donc pas nous empêcher d’être déçus par le parti pris de nous en montrer si peu.
Sans forcément plonger dans le didactisme rébarbatif, on espérait une vision éclairée et intelligente du sujet, nous n’aurons droit qu’à un rapport des faits, bien mis en forme.

Une déception donc pour ce film qui nous plonge dans une véritable ambiance, mais qui n’en tire à aucun moment la substantifique moelle. Ce lycée, presque un personnage à lui tout seul, finit par nous être familier mais nous ne le connaissons pas vraiment, tout comme ces autres lycéens que nous suivons de dos, comme si nous ne voulions pas les voir de trop près.
Un prix de la mise en scène que l’on peut comprendre. Beaucoup mieux en tous cas qu’une palme d’or, ou qu’un Prix de l’Education Nationale.

Comprenez comment numériser une K7 vidéo HI8 sur DVD

conversion HI8Keepmovie a pour objectif de pérenniser toutes les cassettes souvenir sur des matériaux de sauvegardes fiables, faciles à manipuler, à ranger et surtout non encombrant. Pour ce faire, la société réalise le transfert sur DVD de vos cassettes. La conversion sur DVD des cassettes Hi8 sur DVD, VHS, VHS-C, Digital8, Video8 de même que les cassettes souvenir enregistraient au format Mini-DV. Le transfère vidéo sur DVD permet d’annihiler la détérioration suivante le temps qui s’écoule et l’environnement, car la qualité de la vidéo sur DVD est totalement figée. De plus, la meilleure durée de vie des DVD est assurée par l’offre pour chaque transfert des contenus de cassette sur DVD d’un boitier DVD bien robuste avec 14 cm d’épaisseur.

Ces transferts, chez Keepmovie, sont simples avec des prix très compétitifs devant tous ses concurrents. Le même prix sera appliqué peu importe la durée ou le format de la vidéo que contient la cassette. De même, ce tarif sera dégressif suivant l’augmentation du nombre de cassettes que vous voulez numériser.

Durant l’envoi des cassettes, vers Keepmovie, vous devez les numéroter, suivi des renseignements de vos coordonnées personnels et des listes des titres que le client souhaite numériser sur le futur DVD sur le formulaire de commande. Les frais de port pour la réexpédition du DVD résultat seront tout de suite compris lors de votre commande pour le transfert de vos anciennes cassettes sur le DVD. Ensuite, vous pouvez faire le paiement sécurisé en ligne pour votre commande par carte bancaire ou sur compte Paypal. Les paiements par chèque sont aussi acceptés et l’envoyer en même temps que le colis. Pour ce faire, il vous reste à imprimer le formulaire sous forme d’impression de la confirmation de commande reçue par mail. Par la suite, le client envoie ces cassettes qui doivent être numérisées pour qu’Keepmovie puisse faire la numérisation dès la réception du colis.

L’échange

L'échangeEn Amérique du Sud, Peter Bowman (David Morse) est enlevé alors qu’il tentait simplement de construire un barrage. Son épouse (Meg Ryan) fait alors appel à Terry Thorne (Russell Crowe), expert en règlements de litiges, pour négocier la rançon et libérer Peter retenu prisonnier en pleine jungle.

Avec ce style de scénario, on aurait pu s’attendre à une intrigue bien ficelée et prenante. Mais au final, on est loin du compte ! A des personnages creux correspond un film vide. La première demie-heure est d’une longueur insoutenable, qui n’apporte absolument aucune intensité au film et l’on se demande même ce que l’on est venu voir puisque les dialogues n’apportent rien de concret à l’histoire. D’ailleurs, on ne sait pas où le film veut nous emmener.

Dans un deuxième temps, les négociations commencent mais le film, lui, ne décolle toujours pas. En effet, les négociations se déroulent au téléphone et s’éternisent dans un climat lourd et désespérant. Cela laisse alors le temps à Russell et à Meg de construire une pseudo relation d’adultère. On commence alors à se dire que deux heures pour décrire des personnages transparents, ça sent effectivement la séquestration. La réelle question qui semble animer le film est de savoir ce que devrait faire Meg Ryan : sauver son mari à tout prix ou le tromper en attendant des jours meilleurs ?

Enfin, le final se veut musclé et c’est plutôt bien réussi mais le mal est fait. Le rôle confié à Russell Crowe par le réalisateur, Taylor Hackford, nous laisse un peu sur notre fin, surtout après son interprétation magique de Maximus dans “Gladiator”. L’Echange ressemble alors plus à une romance sans grande texture.